Frottez la verrerie au chiffon ou à l’étamine imbibés de thé puis polissez la surface avec du papier journal bouchonné. Cette technique, qui permet le réemploi du papier journal et des fonds de thé, ne laisse aucune trace sur les verres, contrairement aux éponges.
Pour adoucir l’eau de vaisselle ou de lavage, ajoutez une goutte d’ammoniaque ou une pincée de cristaux de soude. Ces deux produits éliminent aussi les graisses. Un peu de vinaigre dans de l’eau chaude fera briller les verres.
Le demi citron, chargé de sel fin et de farine, frotté sur le cuivre et le laiton, les nettoie efficacement sans laisser de résidu noir, contrairement aux produits traditionnels de type Mirror. La farine adoucit l’effet abrasif du sel. Les casseroles ainsi traitées ne seront pas étincelantes mais luiront de propreté.
Le vinaigre ordinaire ravive les cuivres ternis. Tamponnez l’ustensile ou plongez le dans le vinaigre. Polissez avec un produit spécial si vous voulez redonner au métal tout son éclat.
Pour nettoyer ces sols en profondeur, ajoutez une cuillerée de cristaux de soude à l’eau de lavage. Cette base est un détergent puissant mais ne doit être employée qu’occasionnellement. Rincez à l’eau claire avec une serpillière bien essorée.
L’encre de Chine appliquée au pinceau dissimule les éraflures sur les chaussures ou les sacs. On peut aussi employer cette méthode sur du velours élimé. Cirer le cuir après ce traitement.
Une émulsion de vinaigre ou de térébenthine et d’huile de lin cuite, appliquée au chiffon doux, nettoie le bois ciré et en fait ressortir les veinures, sans laisser une surface collante, comme le font les aérosols. Le secret tient ici à l’huile de coude : un frottage énergique remplacera avantageusement toute une panoplie de produits chimiques.
L’ancienne méthode consistait à laisser tremper les chemises blanches et les autres pièces de lingerie puis à les faire bouillir lentement. J’utilise toujours cette technique pour les petites pièces comme les taies d’oreiller. J’ajoute une pincée de détachant en poudre à l’eau bouillante et blanchit le tout à feu doux dans une bassinoire. Ensuite, je remets le linge en machine ou le lave à la main si je m’en sens le courage. Cols et torchons ressortent plus blancs qu’avec toute autre méthode. Étendre le linge au soleil ou par une nuit glaciale blanchit les fibres naturellement.
Un ami suédois m’a rappelé ce procédé datant d’une époque où shampooings à moquette et aspirateurs n’existaient pas. II est évidemment réservé aux régions enneigées. Après une chute épaisse, étalez le tapis sur la neige et brossez le des deux côtés au balai de chiendent avec des poignées de neige. Cette dernière nettoie les fibres et élimine une bonne partie de la poussière saris tremper le tapis. Secouez celui ci et rentrez le.
Vous pouvez aussi suspendre le tapis sur un fil à linge et le dépoussiérer avec le traditionnel battoir de vannerie, qui n’écrase pas les fibres et ne les élimine pas comme le ferait un aspirateur. Des feuilles de thé humides, éparpillées sur le tapis puis brossées ou aspirées, absorbent les poussières.
Je me suis souvent penchée sur le problème des mites qui ont ravagé plus d’une pièce de ma garde robe ou les ont attaquées subrepticement aux aisselles, aux aines et aux coudes, à mon plus grand embarras. Les larves de ces insectes recherchent les sécrétions humaines ou, à défaut, le tissu lui même, laine et soie.
J’ai essayé toutes les solutions proposées dans le commerce, sans grand résultat, si ce n’est d’être moi même parfumée à l’antimite. Les produits naturels, comme la lavande, n’ont pas été plus opérants. Finalement, il vaut mieux prévenir que guérir. J’achète désormais des cintres garnis de housses et y range tous les vêtements susceptibles d’attirer les mites.
La plupart des matières naturelles peuvent être lavées, malgré les indications contraires portées sur les étiquettes. Il suffit d’opérer en douceur. Je lave tout le coton, le lin et la soie en machine, sur un programme délicat, ou à la main si la couleur risque de déteindre. Évideni.rnent, je ne lessive pas les vestes doublées car les tissus sont différents. Je nettoie les couvertures en laine sur mi programme laine. De même, les rideaux anciens en lin ou en coton sur un programme « délicat », ou à la main, en les mettant à tremper dans de l’eau tiède au préalable. La seule difficulté vient des couleurs qui ne sont pas grand teint ; il m’est arrivé de nettoyer un patchwork de coton en machine, ce que je vous déconseille de faire si certains tissus sont fragiles. En cas de doute, évitez le lave linge. Néanmoins, et plus souvent qu’on ne le croit, celui ci convient très bien. Au demeurant, les notes de teinturerie ont tôt fait de grever un budget modeste.
Je me demande souvent si les personnes de moins de quarante ans savent rapiécer une taie d’oreiller ou un drap (les jeans peut être, mais c’est une autre histoire). La durée de vie du linge déchiré ou usé peut être doublée par un simple rapiéçage. Nos grands mères étaient artistes en la matière.