Les Romains employaient toutes sortes de pierres exotiques. L’albâtre, variété de gypse, dont les Egyptiens se servaient parfois en architecture, fut utilisée à Rome dans la décoration intérieure, ainsi que les grands cristaux de sélénite (autre variété de gypse très prisée), qui étaient peut être les pierres spéculaires dont parle Pline, à moins qu’il ne s’agît de mica, d’abord appelé verre de Moscovie. Les pierres spéculaires étaient souvent employées en guise de vitres. Pline pensait que ces pierres n’étaient autre qu’un liquide congelé.
L’obsidienne, pierre volcanique plus ou moins translucide, est généralement de couleur vert foncé, brun pourpre, ou presque noire. Il se peut qu’elle ait été employée en architecture, d’où quelques allusions à l’utilisation du verre dans ce domaine. Il n’existe probablement pas, hors de Rome, des maisons décorées de pierres de couleur plus rares, telle que la malachite. Pourtant cette dernière se rencontre souvent sous la forme de très gros blocs. A Pompéi, la craie, la brique, les roches volcaniques, comme le tuf, la ponce et la lave étaient employées en architecture et en décoration.
Les Romains vivaient surtout à l’extérieur. A l’exception des pièces principales, les maisons étaient divisées en petites pièces, sommairement meublées, appelées cubiculi, garnies de placards et de garde robes encastrés dans les murs. Les petits placards étaient fixés aux murs et les objets de valeur enfermés dans des coffres forts en métal, car étant donné leur architecture les maisons offraient une tentation aux maraudeurs.
A Pompéi, on voit très bien comment étaient disposées les maisons romaines. La partie qui donnait sur la rue était parfois aménagée en boutique et louée à un commerçant. On entrait alors par un passage sur lequel s’ouvrait la loge réservée au gardien (parfois il y en avait plusieurs). Ce passage débouchait sur une sorte de portique avec une ouverture au centre du plafond, l’atrium, où se réglaient les affaires courantes ; elle était ornée d’une vasque où coulait une fontaine alimentée par les aqueducs publics.
Le tablinum donnait sur l’atrium. Il était probablement appelé ainsi à cause des tabula (panneaux de bois mobiles) qui servaient éventuellement à fermer ses deux extrémités. Par le tablinum, on arrivait au péristyle. C’était une cour à ciel ouvert, entourée de colonnes comme son nom l’indique, avec parfois, au centre, une vasque et une fontaine, ou encore un petit jardin . Il est probable qu’on tendait au dessus du péristyle un vélum lorsque le soleil devenait trop chaud. C’était la partie privée de la maison, où la famille se réunissait. De là, on accédait à un salon, à plusieurs chambres à coucher. Une ouverture permettait également de passer dans le jardin, lorsqu’il y en avait un au delà des murs de la villa.
A côté du tablinum, se trouvait la salle à manger ou triclinium. Elle devait son nom au fait que la table était entourée sur trois côtés de lits destinés aux convives, tandis que le quatrième côté restait libre pour faciliter le service. Les autres pièces donnant sur l’atrium et le tablinum servaient généralement de dépenses.