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 Les domaine socials

Dans le domaine social, de grands changements se produisaient. Citons ici un écrivain des années 1850 « Il se peut que notre moralité et notre imagination ne soient pas plus grandes, que nous ne soyons pas plus cultivés que nos ancêtres, mais nous possédons la machine à vapeur, le gaz, les chemins de fer, les métiers mécaniques, nous sommes plus nombreux et nous avons plus d’argent à dépenser. » Il aurait pu ajouter que l’argent n’était plus entre les mêmes mains. Jusqu’à la fin de la guerre de Sept Ans (1763), l’autorité de ceux qui patronnaient les arts le roi, l’aristocratie et l’Eglise était indiscutée. Après 1763, elle fut de plus en plus contesté par une bourgeoisie qui s’affirmait, acquérant puissance, influence et richesse. Cette nouvelle classe gagnait de l’argent grâce à la révolution industrielle. Celle ci n’était pas propice aux arts, en particulier aux arts décoratifs qui souffrirent de la mécanisation et de la production à la chaîne.

L’un des premiers à appliquer, les nouvelles méthodes industrielles fut Josiah Wedgwood. Il les introduisit dans sa manufacture de faïence et de poterie de grès, dont il exportait les produits dans presque toute l’Europe. Il ruina ainsi la plupart des faïenciers et porta un coup sérieux au commerce des manufactures royales de porcelaine. Des fabricants, comme Boulton and Fothergill, comprirent aussitôt l’avantage que présentaient ces méthodes. Il les appliquèrent à la serrurerie d’art et, en 1793, sir Samuel Bentham inventa une machine à travailler le bois, presque aussi perfectionnée que nos machines actuelles. L’utilisation du vernis français, à base de gomme laque dissoute dans l’alcool, permit d’obtenir une finition parfaite en ayant recours à des ouvriers non spécialisés et dans un laps de temps beaucoup plus réduit. Vers 1820, ii ne restait plus que onze maîtres sculpteurs sur la place de Londres.