La gamme des couleurs se décompose en couleurs primaires, secondaires et complémentaires. C’est à partir des couleurs fondamentales, appelées couleurs primaires le rouge, le jaune et le bleu que sont obtenues les autres couleurs. Ainsi, les couleurs secondaires résultent du mélange de deux primaires : le rouge et le jaune donnent l’orange, le jaune et le bleu donnent le vert, le bleu et le rouge donnent le violet. Et chacune des couleurs citées a une couleur complémentaire. La complémentaire d’une primaire est la secondaire des deux autres primaires, et la complémentaire d’une secondaire est la primaire qui n’entre pas dans sa composition : par exemple, la complémentaire du rouge est le bleu.
Le rouge s’assimile au feu. C’est une couleur chaude et dynamique, qui signifie la joie. Il faut l’utiliser en petites surfaces, sinon elle risque d’être fatigante et provoque un certain énervement. Il s’accorde avec le jaune vif, le blanc pur ou écru, le noir, le violet, le marine et le vert.
Le jaune symbolise la lumière. Chaleureux, il engendre gaieté et sagesse et prédispose à la bonne humeur. Il ensoleillera une pièce sombre. Il s’accorde avec le brun, le marine, le violet, l’orange.
Le bleu évoque l’air, la spiritualité, l’éternité. C’est une couleur reposante, douce, et qui calme les nerveux. Ses nuances infinies sont très employées en décoration. Il s’accorde avec l’orange, le jaune, le rouge, le gris, le brun, le blanc et le vert.
L’orange, couleur chaude et hardie, réchauffe et stimule, mais peut aussi irriter. Il s’accorde au brun, au jaune, au vert et au rouge.
Le vert s’identifie au printemps, à la jeunesse, à la créativité et à l’espoir. Il est reposant mais risque d’être un peu froid s’il n’est pas souligné par des contrastes. Il s’accorde au bleu, au marine et au rouge.
Le violet doit être employé en petites quantités. C’est une couleur calme qui
assagit les tons trop vifs. Le violet éclairci devient moins triste ; le mauve et le rose sont doux et inclinent à la rêverie. Il s’accorde au jaune, au rouge et au bleu.
Le blanc symbolise la pureté, la sagesse et l’éternité. Employé en grande surface, il risque d’être froid, tout en évoquant l’équilibre et le bien être. En fond, il s’accorde avec toutes les couleurs et les souligne. Il permet toutes les fantaisies et s’accommode à tous les styles.
Le noir est également un symbole de l’éternité, mais dans le sommeil. On l’emploie en petites quantités, pour souligner les couleurs vives.
Entre les primaires et les secondaires, les couleurs intermédiaires se dégradent à l’infini, c’est ainsi qu’un vert évoluant du jaune au bleu n’aura pas les mêmes effets. S’il tend vers le jaune, il reflétera l’image de la gaieté ; s’il se rapproche du bleu, il évoquera le calme et le repos.
Vous choisirez les couleurs d’une pièce en fonction de ses dimensions, de son exposition, de sa destination, mais aussi selon votre caractère et votre goût.
D’autre part, si c’est une chambre d’enfant ou une salle à manger les tons ne pourront pas être les mêmes.
C’est en juxtaposant les échantillons de couleurs que vous concrétiserez davantage les effets recherchés. Toutefois méfiez vous des petits formats, en grande surface une couleur paraît toujours plus foncée.
Une pièce doit avoir une couleur de base, choisie en fonction d’éléments déjà existants (meubles, tapis, doubles rideaux, etc.). C’est à partir de cette couleur que vont être rapportés des dégradés, des contrastes ou des camaïeux.
Il est d’ailleurs plus facile de réussir des dégradés que des contrastes. Un dégradé gagne à être relevé par une tache contrastante, qui revalorisera chaque ton. Un dégradé de vert, par exemple, sera équilibré et revalorisé par un fauteuil ou un tapis marron.
Des contrastes ou une harmonie polychrome sont l’union de couleurs très éloignées telles que le rouge et le bleu. Ils ont besoin d’un ton (gris, blanc ou or) qui les réunisse et atténue leur opposition.
Le dosage des couleurs est très important, il change l’ambiance d’une pièce. D’un mariage orange et bleu, il résulte une harmonie chaude si l’orange recouvre une plus grande surface et une harmonie froide si le bleu domine. L’harmonie étant choisie, il faut savoir répartir les couleurs sur les six surfaces de la pièce, les quatre murs, le sol et le plafond, en fonction des besoins. Pensez au style du mobilier, à l’orientation de la pièce et à ses dimensions. On peut décorer les quatre murs d’une chambre de la même façon (si la pièce est déjà petite et chargée), ou différencier un ou deux murs (cela est d’autant plus souhaitable si vous utilisez un papier imprimé). Un mur uni, opposé aux autres recouverts d’un revêtement à motifs, rééquilibre le volume d’une pièce et attire l’attention.
Le sol, souvent oublié, est une surface importante qui, à elle seule, refroidit ou réchauffe l’atmosphère d’une pièce. Un parquet ou une moquette unie de couleur foncée rehaussent des murs clairs à motifs. Ne choisir une couleur foncée que si la pièce est assez grande. Les tons de sable, beige, miel et or, éclaireront parfaitement une pièce. Un sol imprimé demande un revêtement mural discret et même uni, surtout accompagné de tableaux, de tapisserie ou de meubles de style.
Les tapis offrent une grande variété de motifs, de styles et de matières différentes. Ils délimitent des zones particulières : comme le coin repos, le coin du feu. Quant au plafond, il reste souvent blanc afin de refléter un maximum de lumière.
Mais il peut aussi être coloré uniformément dans l’un des tons du décor mural. Recouvert d’un papier peint imprimé, il ferme le décor et donne une impression d’intimité dont il ne faut pas abuser. Cette ambiance sera agréable dans une salle de bains ou une entrée, mais risque de donner un effet de boîte dans une salle à manger.
Il faut tenir compte de l’ensoleillement d’une pièce pour choisir les couleurs les plus adaptées.