L’éclairage des objets

On a souvent tendance, pour valoriser un objet, à l’éclairer violemment, ce qui est une erreur. Un objet « écrasé » par une lumière intense perd une partie de ses nuances ou de son relief et il est déformé à la vue. A l’inverse un éclairage diffus adoucit les contrastes, sans pour autant supprimer les ombres, mais ne donne pas une vision totale de l’objet. Un éclairage trop dirigé, par exemple à l’aide d’un spot à faisceau étroit, crée des contrastes et révèle des nuances inattendues. Mais là encore il s’agit d’une vision partielle. Si vous voulez obtenir une appréhension visuelle complète d’un objet, il est nécessaire de prévoir un éclairage multiple. Pensez aussi à diriger le faisceau lumineux uniquement vers l’objet et non vers son spectateur qui, étant aveuglé, ne verrait plus rien. Des lampes à miroir ou à calotte argentée peuvent résoudre ce problème ainsi que l’utilisation de caches ou de bandeaux placés entre le spectateur et la source de lumière.

Il existe deux principaux types de lampes : les lampes à incandescence (ampoules à filaments) et les lampes à fluorescence (tube au néon) dont le spectre est différent et par conséquent la lumière. Ainsi, une lampe à incandescence fournit une lumière riche en rouge et orange, ce qui fait qu’elle éclaire parfaitement des objets ayant ces couleurs, alors qu’elle déforme les bleus, les violets et les verts. Par exemple, un bleu marine sous une lumière incandescente est perçu comme noir. En revanche, elle présente l’intérêt de réchauffer les matériaux froids comme l’aluminium ou l’inox. Les lampes fluorescentes donnent une lumière plus proche de la lumière du jour, donc plus neutre mais aussi plus froide à l’oeil, car il est plus habitué à la lumière incandescente.

La nature de l’objet