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 L’éclairage des objets

On a souvent tendance, pour valoriser un objet, à l’éclairer violemment, ce qui est une erreur. Un objet « écrasé » par une lumière intense perd une partie de ses nuances ou de son relief et il est déformé à la vue. A l’inverse un éclairage diffus adoucit les contrastes, sans pour autant supprimer les ombres, mais ne donne pas une vision totale de l’objet. Un éclairage trop dirigé, par exemple à l’aide d’un spot à faisceau étroit, crée des contrastes et révèle des nuances inattendues. Mais là encore il s’agit d’une vision partielle. Si vous voulez obtenir une appréhension visuelle complète d’un objet, il est nécessaire de prévoir un éclairage multiple. Pensez aussi à diriger le faisceau lumineux uniquement vers l’objet et non vers son spectateur qui, étant aveuglé, ne verrait plus rien. Des lampes à miroir ou à calotte argentée peuvent résoudre ce problème ainsi que l’utilisation de caches ou de bandeaux placés entre le spectateur et la source de lumière.

Il existe deux principaux types de lampes : les lampes à incandescence (ampoules à filaments) et les lampes à fluorescence (tube au néon) dont le spectre est différent et par conséquent la lumière. Ainsi, une lampe à incandescence fournit une lumière riche en rouge et orange, ce qui fait qu’elle éclaire parfaitement des objets ayant ces couleurs, alors qu’elle déforme les bleus, les violets et les verts. Par exemple, un bleu marine sous une lumière incandescente est perçu comme noir. En revanche, elle présente l’intérêt de réchauffer les matériaux froids comme l’aluminium ou l’inox. Les lampes fluorescentes donnent une lumière plus proche de la lumière du jour, donc plus neutre mais aussi plus froide à l’oeil, car il est plus habitué à la lumière incandescente.

La nature de l’objet

  • Les bois réfléchissent peu la lumière, les objets en bois sont donc plus difficiles à éclairer. L’acajou et le chêne s’accommodent bien d’une lumière chaude, qui les rend plus intenses, alors que le frêne et le pin veiné sont mieux mis en valeur par une lumière fluorescente, qui fait contraster les dessins de leurs nervures.
  • Un tableau, une peinture, une tapisserie ou une gravure doivent être éclairés en fonction de leurs couleurs et de leur matière, qu’il est toujours néfaste de modifier. Vous pouvez baigner d’une lumière chaude, et même orangée, une gravure en noir et blanc ; une toile peinte ou une tapisserie nécessitant un éclairage le plus fidèle possible. Placez un tube fluorescent « lumière du jour » en avant de l’oeuvre (entre 20 et40 cm selon la hauteur du tableau) et vous obtiendrez le meilleur éclairage, ni trop rasant ni trop direct.
  • Des objets en volume, sculptures, statuettes, poteries, pour être parfaitement mis en valeur, ont souvent besoin d’un éclairage composé à partir de plusieurs sources lumineuses : deux lampes placées de part et d’autre de l’objet ou en éclairant l’une le haut et l’autre le bas, ou encore une lampe cachée derrière l’objet, créant un halo environnant, complétée par un éclairage en biais, de face.
  • Pour éclairer des objets présentés dans une vitrine ou une niche, une solution efficace et élégante consiste à placer les éclairages (tubes fluorescents, par exemple) de part et d’autre de l’ouverture, cachés derrière des bandeaux.
  • L’éclairage d’une collection sur des rayonnages, ou des livres d’une bibliothèque, peut faire appel à la même technique des tubes cachés. Un bandeau fixé en façade de chaque rayon dissimule les tubes installés sous celui ci.