Quand reviennent les premiers jours froids, on se préoccupe à nouveau du confort du logis. Celui ci a son habit d’été et celui d’hiver.
Dans les pays chauds, l’aspect des demeures change totalement d’une saison à l’autre : au retour de l’été, on débarrasse la maison des tapis, peaux de bêtes et de tout ce qui crée une sensation de chaleur, pour les reprendre aux premières pluies.
Les éléments de la décoration sont donc extrêmement importants pour donner un aspect plus ou moins confortable à une habitation. Que faut il pour recréer l’atmosphère douillette qui fait oublier l’hiver ?
Le feu de bois arrive évidemment en tête. A l’entre saison, c’est un chauffage d’appoint, et même pendant un été pluvieux. La cheminée reste le cour du logis. Regroupez autour d’elle le canapé et les sièges que vous aurez peut être disposés autrement l’été.
Pour protéger un canapé fragile et le rendre plus confortable, jetez y une peau de vache, de mouton, de chèvre de Chine ou du Tibet. Cette fourrure peut également être synthétique et sera d’un effet décoratif certain. Vous pourrez la faire couper sur mesure en blanc, elle se lavera facilement.
C’est un matériau d’aspect agréable et chaud.
Il convient aux maisons très exposées, comme les chalets de montagne, et peut se poser en lattes sur les murs, très aisément, sans connaissances spéciales. Il existe encore un revêtement vinylique, donnant à s’y méprendre un aspect de bois. Il se place à la façon d’un papier peint et résiste à l’humidité.
Rien n’égale le tissu pour réchauffer des murs habituellement froids. On peut maintenant se procurer du jute en grande largeur et imprimé de dessins, qui permet des combinaisons décoratives, et même y assortir les rideaux. De tous les tissus, le jute est le moins coûteux. Renforcez l’aspect douillet en plaçant du molleton entre le mur et le tissu.
La fenêtre représente la plus grande surface de refroidissement d’une pièce, surtout si celle ci est exposée au nord.
Les longs rideaux qui ferment bien sont indispensables, mais s’ils se ferment insuffisamment, parce que trop étriqués, ils ne servent pas à grand chose. Par contre, lorsque les plis sont nombreux, ils forment de petites couches d’air isolantes. Ne calculez pas le métrage avec parcimonie, vous le regretteriez, vous ne commettrez jamais d’erreur en le prévoyant très ample. Exemple : pour une fenêtre de 1,20 m de large, comptez 3,60 m de largeur d’étoffe.
Doublez vos rideaux de molleton, d’un ton assez soutenu. L’envers étant le côté le plus exposé aux poussières, évitez les coloris pâles, surtout le blanc. Vous trouverez des molletons dans des couleurs très différentes.
De plus, n’oubliez pas que le bas des rideaux doit reposer sur le sol : la chute en est toujours plus élégante, et la protection contre le froid mieux assurée.
La formule est à la mode et le sera longtemps encore, elle a été reprise d’une coutume ancienne, du temps des châteaux mal chauffés. Et ceci se justifie lorsqu’il s’agit de maisons de campagne souvent froides. Les draperies sont belles et douillettes, même légères comme la dentelle et le tulle. Néanmoins s’il s’agit d’une maison secondaire non chauffée en votre absence, choisissez une matière plus serrée, en vous disant toutefois que la lourdeur est inutile. Ces rideaux tirés vous permettront de dormir la fenêtre ouverte, à l’abri des courants d’air et des changements de température nocturne.
Il est presque superflu d’en faire mention, et pourtant, elle ne sert pas qu’à étouffer le bruit des pas, mais réchauffe incontestablement le local sans qu’on s’en aperçoive.