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 Les textiles d’ameublement

Les textiles d’ameublement ont aujourd’hui une place de plus en plus importante dans le décor de la maison. Cette expansion du textile est due en particulier aux agressions du monde moderne. En effet, chacun réagit en recherchant une ambiance feutrée et rassurante chez soi, adaptée à sa personnalité.

Il semble donc que cette recherche de confort ne se borne plus à l’utilisation d’une moquette ou à l’habillage des fenêtres (voilages et doubles rideaux) mais aussi à l’emploi des textiles pour revêtir les murs, les sièges, etc.

Les textiles employés pour ces différents usages doivent répondre à des exigences particulières qui les différencient les uns des autres. Par exemple, si un voilage doit laisser passer la lumière, un double rideau au contraire a une fonction inverse. De même, un textile destiné à recouvrir un siège doit être résistant aux frottements tandis qu’une tenture devra résister à la lumière. Or, on ignore souvent qu’en fonction de la destination, le textile est différent de par sa composition (les fibres) et sa structure (c’est à dire son tissage).

LES FIBRES

Les fibres sont d’origines diverses : animale, végétale, minérale, métallique même, artificielle et synthétique. Chaque groupe de fibres présente des avantages et des inconvénients qui confèrent au textile une utilisation particulière.

Les fibres animales

  • La laine, le mohair, l’angora, le cachemire, l’alpaga, la vigogne sont couramment utilisés. Ils ont l’avantage d’être : de bons isolants thermiques ; antistatiques (n’attirant donc pas la poussière) ; ininflammables et doux au toucher. En revanche, ils sont sensibles aux moisissures et aux parasites, mais il existe des traitements spéciaux.

Les fibres végétales traditionnelles

  • Le coton, doux et brillant, est faiblement chargé en électricité statique et attire donc peu la poussière. Il ne craint pas les mites.
  • Le lin, dont les coloris résistent à la lumière, est antistatique et très résistant.
  • La ramie, fibre peu salissante et résistante, est imputrescible.
  • Le jute a l’avantage d’être bon marché et antistatique, mais a l’inconvénient de manquer de souplesse, de résistance (se déforme) et ses coloris passent à l’exposition à la lumière.

Les fibres minérales

  • Le verre est la plus utilisée des fibres minérales.

Les fibres artificielles

  • La fibranne a un aspect parfois duveteux. Elle résiste à l’usure, à la lumière et aux mites, elle est de plus antistatique.
  • La rayonne a un aspect lisse. Inattaquable par les mites, elle est sensible à certains acides tels que l’eau de Javel.
  • L’acétate, dont l’aspect est proche de la soie, est très résistant.

Les fibres métalliques

  • Les fibres d’aluminium sont les plus utilisées.

Les fibres synthétiques

On distingue principalement : les acryliques, les chlorofibres, les polyamides, les polyesters, les poly propyléniques.

  • Les acryliques, fibres résistantes, s’entretiennent facilement. Ce sont de bons isolants thermiques dont les coloris ne bougent pas à la lumière. En revanche ils dégagent un peu d’électricité statique.
  • Les chlorofibres sont ininflammables, insensibles à la lumière, imputrescibles.
  • Les polyamides sont très résistants, tant à l’usure qu’à la lumière et aux moisissures. Ils dégagent de l’électricité statique.
  • Les polyesters, très résistants aux frottements, ne craignent ni la lumière, ni les moisissures. Ils dégagent de l’électricité statique.
  • Les poly propyléniques ont une résistance exceptionnelle à l’usure, ne craignent pas les taches et sont antistatiques.

Il est évident qu’au niveau du tissage, plusieurs fibres peuvent être utilisées pour la confection d’un tissu.