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 Le style jardin d’hiver

La mode a remis au goût du jour les meubles de jardin du XIXe siècle. Rares étaient à l’époque dans un certain milieu les maisons qui ne possédaient pas leur jardin d’hiver. Il s’agissait d’une serre ou d’une pièce au toit de verre. Les plantes s’y épanouissaient parmi des meubles de rotin ou de fer peint en blanc.

De nos jours, les jeunes ménages non encore décidés à souscrire à la tradition du meuble ancien aiment le style jardin. Et si plus tard, ils préfèrent acquérir des meubles plus traditionnels, ces éléments pourront poursuivre élégamment leur destinée au jardin, sur une terrasse, dans une maison de campagne.

Où trouver les meubles style jardin ?

  • Non restaurés, on peut se les procurer à la brocante à des prix abordables. Mais il faut quelquefois chercher pour dénicher ici deux sièges, là une table, plus loin encore un fauteuil. Si les pièces sont abîmées, il suffit de les décaper et de les laquer en blanc.
  • Restaurés, comme neufs, mais évidemment plus chers chez les antiquaires.

Mais pourquoi les vouloir à tout prix d’époque ? On trouve ces meubles dans le commerce, copiés sur les modèles anciens. En général, la table est ronde ; elle est complétée de sièges simples et de fauteuils à accoudoirs. Quelquefois apparaît une jardinière rectangulaire sur pieds assez hauts, pour les plantes d’appartement. C’est fort joli.

Les garnitures

Les sièges : ils ont besoin d’être moelleux pour faire oublier la dureté du fer. Ils le seront grâce à des coussins que vous recouvrirez d’un textile qui fera la liaison entre les meubles, les rideaux et le revêtement du sol. Prévoyez comme coussins des galettes de la forme du siège, assez épaisses et bourrées de mousse. Laissez y une ouverture pour retirer l’intérieur, au moment où vous déciderez de faire nettoyer les housses, soit par le teinturier, soit chez vous. Rien de plus simple que de fixer les galettes : cousez au dessous de petites brides passant dans les parties ajourées, pour se nouer sous le siège.

On peut confectionner un capuchon prenant le haut du dossier, également bourré de mousse. Il n’est pas nécessaire de prévoir une fixation, mais une belle finition, par exemple, une frange légère de passementerie, est souhaitable. Le textile se plie à toutes les fantaisies : aussi bien velours uni turquoise, tilleul, framboise, que satin de coton imprimé assorti aux rideaux de la pièce. Ce qui prime est l’harmonie des couleurs. Si vous ne pouvez vous procurer du satin de coton assorti, choisissez le uni dans le ton de l’un des motifs des rideaux. Mais faites en sorte que la moquette entre dans l’harmonie.

La table : pendant la journée recouvrez la d’une nappe, par exemple, à courts rabats, en satin de coton bordé d’une frange assortie à celle des coussins, ou d’une grande nappe de dentelle de crochet (dans le style XIXe siècle) ou encore d’un coordonné de deux nappes de coton. Lorsque vous prenez les repas, utilisez une sous nappe de matière plastique, car si la table est très ajourée, un liquide malencontreusement répandu serait fatal à la fraîcheur de la moquette.