Il importe de savoir exactement ce que l’on pourra faire de son acquisition : le véritable amateur ne s’y trompe pas. Il sait que tout ce qui n’a pas été restauré s’obtient à bon compte et, comme il est assez souvent bricoleur, la remise à neuf lui est facile.
Vous en découvrirez, peut être un peu rouillées, et de différentes dimensions. De la hauteur d’une barrière, elles peuvent faire office de cache radiateur. Si vous en trouvez deux semblables, même étroites, elles auraient bel effet, en portillons, contre les murs opposés, pour séparer un coin repas du salon dans la salle de séjour. Il suffirait de les passer soigneusement au papier émeri, puis à l’antirouille, enfin de les peindre en noir, en blanc avec de petits accents dorés ou en vert de gris.
Si la peinture en est dégradée, mais que la construction en est solide, ce qui est fréquent pour ce style robuste, n’hésitez pas à les acheter. Ces sièges, à dossiers ajourés, peuvent prendre place dans les intérieurs les plus modernes, à condition de les rajeunir de 100 ans. Dérochez les au moyen d’un produit japonais : ce travail est facile. Si le bois n’apparaît pas suffisamment clair à votre goût, décolorez le jusqu’au ton très pâle, soit au produit spécial, soit à l’eau oxygénée à 20 volumes. Vernissez le bois après complet séchage. Une garniture de velours amarante, turquoise ou émeraude ferait merveille avec le bois très pâle, presque blanc.
A l’origine, ces éléments du XIXe siècle étaient destinés aux jardins d’hiver. On les a copiés pour les introduire dans les intérieurs modernes, où ils sont charmants. Mais on peut encore en trouver d’authentiques, en pièces dépareillées qu’il est possible de regrouper : une table ronde, des sièges larges ou étroits, une jardinière sur pieds. On les obtient à des conditions très avantageuses. Aucun meuble n’est plus facile à restaurer : il suffit d’un dérochage et d’une application de peinture blanche semi brillante. Des coussins et, dans la jardinière, des plantes vertes compléteront l’ensemble.
De style, elles sont très recherchées et, comme toujours, si elles sont restaurées, on en demande un prix respectable. En mauvais état, avec un peu de patience, on les restaure sans difficultés. Si elles ont été peintes, il faut commencer par les dérocher, puis boucher les trous laissés éventuellement par des clous qu’on y aurait plantés en les utilisant pour de vieilles demeures. Ceci se fait au moyen d’un enduit ou « bouche-pores » spécial. Le bois se recolore ensuite avant d’être ciré. S’il est trop abîmé et les trous trop nombreux, on pourra y passer une couche légère d’un vernis colorant. Le complément d’une telle porte est une fontaine d’étain ou de faïence ancienne fixée sur une partie plane, dans laquelle on dispose des plantes d’une espèce dont les branches retombent.
Bac de jardin, il peut orner une entrée ou un salon. Il est de style mais sobre d’ornements ; ébréché ou fendillé, vous l’obtiendrez pour un prix raisonnable et pourrez y garder de magnifiques hortensias qui dissimuleront le bord abîmé, surtout s’il est tourné du côté du mur. Ces bacs sont splendides au pied de grands miroirs posés au sol et, en même temps, ils les protègent des contacts brutaux des sièges.
Les petits objets Ne dédaignez pas :
Les encadrements ovales peuvent être restaurés comme les meubles ; en peinture rouge et or, ils rappellent l’influence de la Chine depuis le XVII siècle : passez la peinture rouge et tapotez la encore fraîche d’un pinceau trempé dans un ton or, avec une grande légèreté. L’effet doit être celui d’un pointillé d’or discret. S’il existe des motifs, caressez les d’or. Vous pouvez préférer les cadres de bois sombre ou uniformément dorés.
De vieilles poutres, dans un intérieur rustique ou moyenâgeux, forment de beaux encadrements de porte, des manteaux ou des tablettes de cheminée.