Accueil du site / Histoire de fabrication du bois

 La fabrication de bois

Parmi tous les matériaux auxquels les artisans ont fait appel au cours des siècles pour fabriquer des meubles, la première place revient au bois.

Le bois

On distingue sous le nom de bois d’ébénisterie tous les bois qui entrent dans la fabrication du meuble, que ces bois soient employés en massif ou plaqués. On peut classer les bois de plusieurs manières :

D’APRÈS LEUR PROVENANCE

On distingue alors des bois indigènes et des bois coloniaux. Les bois indigènes ou nationaux proviennent d’arbres ayant poussé sur notre sol. S’étant développés lentement et sous un climat tempéré, les arbres fournissent des bois aux colorations atténuées, à la texture dure et serrée, aux fibres à tendance parallèle. De tels bois sont principalement employés en massif.

Les bois coloniaux ou exotiques proviennent des forêts d’Asie, d’Afrique, d’Amérique. Ils sont au contraire à coloration vive et à vinage mouvementé. Dès le XVIe siècle leurs qualités décoratives ont été appréciées et leur importation, bien que coûteuse, n’a cessé de se développer depuis lors. Dans la majorité des cas, ces bois sont plaqués en feuilles minces sur un bâti de bois indigène. Il a existé cependant au XVIe siècle quelques meubles en ébène massif ; sous Louis XVI et sous le Premier Empire certains meubles particulièrement luxueux sont en acajou massif. A l’époque contemporaine, les conditions économiques ayant changé, l’emploi de bois exotiques en massif est courant (exemple : palissandre, avodiré, okoumé). Les noms scientifiques des bois exotiques et leur provenance sont actuellement fort bien connus. Le Centre technique forestier tropical’ a établi pour chaque bois des fiches très complètes (nom scientifique et commun, description de l’arbre, aspect et texture du bois, caractéristiques techniques, physiques, mécaniques, esthétiques, usage, etc.), auxquelles chaque fabricant peut se référer. Par contre, ces renseignements nous font absolument défaut pour les bois employés anciennement. Roubo, au XVIIIe siècle, donne une liste de quarante huit bois utilisés en ébénisterie et ne cite pas les noms scientifiques. Les provenances qu’il fournit ne sont pas toutes exactes. Au XIXe siècle, Havard, dans son Dictionnaire de l’ameublement, n’ajoute guère plus de renseignements. Indiquer les différentes essences dépasse le cadre de ce petit volume, car il existe par exemple pour l’acajou, une cinquantaine d’essences utilisées, de provenances très diverses (Côte d’Ivoire, Gabon, Mexique, Cuba..., etc.).