Les principales caractéristiques techniques sont : la dureté, la densité, l’élasticité, la ténacité.
La dureté se mesure d’après la résistance que les fibres ligneuses opposent à l’action de l’outil tranchant. Le bois dur est difficile à travailler ; par contre, il reçoit en général un beau poli : c’est le cas du chêne, de l’acajou.
La densité. Par densité on entend la quantité de matière solide que contient un bois sous un volume donné. Pour exprimer cette densité, on pèse un volume déterminé de bois et on compare ce poids à un volume égal d’eau. La densité d’un bois n’est pas constante ; elle varie selon l’âge de l’arbre, le sol sur lequel il a poussé, la nature de ce sol, la partie de l’arbre examinée... Le buis (0,912), l’ébène (1,200) sont des bois très denses, très lourds ; le peuplier (0,390), le sapin (0,463) sont des bois poreux et légers.
L’élasticité. Un bois est dit élastique quand il reprend sa position première dès qu’il se trouve libéré de la force qui le faisait fléchir. L’orme, l’épicéa, le mélèze, le frêne sont des bois élastiques ; par contre, le chêne ne possède absolument pas cette qualité.
La ténacité est la qualité que le bois possède de plier sans rompre. Les bois denses sont plus tenaces que les bois poreux ; orme, chêne, frêne, charme sont des bois tenaces. La valeur technique du bois détermine son utilisation. Au XVIe siècle, le noyer a été préféré au chêne. Le noyer, en effet, plus docile à l’outil, susceptible de recevoir un beau poli, était le bois qui s’adaptait le mieux à une sculpture décorative abondante (y. PL. VI). La texture élastique du hêtre (y. PL. x) a été appréciée par les menuisiers du XVIIIe siècle pour la fabrication des sièges aux formes chantournées.